Sonallah IBRAHIM (Egypte)

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Message  Lacazavent le Mar 4 Nov 2008 - 13:19

De : lalyre7032 (Message d'origine) Envoyé : 02/11/2005 14:56
Warda - Sonallah Ibrahim
Babel


1992 Venu rendre visite à des parents dans le Sultanat d’Oman le narrateur est à la recherche de Warda et son frère Yaarob qu’il a perdu de vue. Un inconnu lui fait parvenir le journal que Warda a tenu depuis 1960 et l’histoire de l’héroïne commence dans le Beyrouth de ces années-là. Etudiante, Warda est moderne et admire le couple Sartre-Beauvoir. Des mouvements révolutionnaires, plus ou moins communistes agitent le monde arabe et une guérilla se développe dans le Dhofar, au Sud du sultanat d’Oman, Warda s’engage dans cette clandestinité et son journal relate son engagement, afin d’améliorer la vie des gens pauvres et celle des femmes.

Mon avis : C’est un roman instructif qui relate l’histoire politique du Moyen-Orient mais franchement j’ai dû m’accrocher et relire certains passages pour comprendre.Pfff !!!! beaucoup de difficultés pour faire un résumé convenable.

4,5/5

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Message  lalyre le Mar 29 Mar 2011 - 16:43

Cette odeur-là
Sonallah Ibrahim
Babel février 2011
77 pages
Sonallah IBRAHIM (Egypte) 97827414
4ème de couverture
Inspiré de l'expérience de son auteur, qui passa plusieurs années dans un camp d'internement en Haute-Egypte, Cette odeur-là tente de rendre compte d'une douloureuse réconciliation avec la liberté.
Evocation sans concession de l'enfermement et de ses suites, le texte va bien au-delà du témoignage : il signe l'acte de naissance d'un écrivain qu'il a révélé en le sauvant du désastre. Parce que ce bref récit empruntait les voies d'une nouvelle sensibilité arabe capable de remettre en question l'objet même de la littérature en y introduisant notamment la politique et le sexe, il fut censuré dès sa publication en 1966.
Une préface composée par Sonallah Ibrahim pour la première édition intégrale en langue arabe (1986), proposée ici en annexe, raconte l'histoire mouvementée de la publication de ce livre.


Mon avis
Ce petit livre nous parle de la sortie de prison de l’auteur après cinq ans d’enfermement pour défaut d’opinion, il retrouve la vie de tous les jours avec difficulté, il faut dire aussi que tous les soirs, il doit présenter son carnet à l’appel du policier. Alors comment oublier les sévices dont il ne parle guère, il doit réapprendre la liberté, il se sent toujours prisonnier, il voudrait, il n’y arrive pas, douloureux et impuissant devant les femmes qu’il n’aime pas, il se sent toujours prisonnier à l’intérieur de lui. Un récit très court qui avance ou recule dans le passé sans but. Un récit très dur et saccadé dans le désarroi du retour au réel, ce ne sera pas un coup de coeur et pourtant quel style que ce récit.......4,5/5
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Message  Awara le Lun 1 Avr 2019 - 9:28

Sonallah IBRAHIM (Egypte) Captur49



WARDA
Sonallah Ibrahim
Traduit de l’arabe (Egypte) par Richard Jacquemond
Actes Sud, coll Mondes arabes - 2002 - 453 pages


En 1992, Rochdi, le narrateur, un égyptien, vient rendre visite à un cousin qui vit à Mascate, dans le sultanat d’Oman. Il espère pouvoir retrouver deux omanais qu’il a connus lorsqu’il était étudiant  à l’université du Caire, à la fin des années 50. Tous les trois étaient alors actifs dans des partis de gauche. Yaarob et sa soeur Chahla dont Rochdi était secrètement amoureux, ont participé avec lui à des actions militantes. 
Chahla est une jeune-femme assoiffée d’approfondir ses connaissances intellectuelles, qui a soif de s’ouvrir à la littérature, aux arts; elle porte des jupes courtes et revendique une certaine liberté dans l’amour.
Elle décide avec son frère de s’engager sur le terrain et part rejoindre la guérilla dans le Dhofar. Elle va prendre pour nom de guerre, Warda.

Trente ans plus tard, Rochdi va retrouver la mémoire de Warda. Dans Oman où tout se sait, des cahiers écrits par Warda lui sont anonymement et progressivement remis.  Elle y a noté, au jour le jour, son activité révolutionnaire, depuis son engagement au Caire jusqu’aux derniers et dangereux combats dans les montagnes d’Oman. Ses cahiers s’arrêtent avec l’écrasement de cette révolte en 1975. Warda raconte l’espoir et l’échec de ce combat. Tout y est dit: la misère des agriculteurs, le poids du système des clans, l’écrasement des femmes, le poids de la dot dans les mariages, le jeu des puissances coloniales. Parallèlement à son combat, elle fait part des mouvements révolutionnaires qui surgissent ça et là dans le monde, des étincelles de révoltes qui s’embrasent aux quatre coins de la planète;  en Afrique, en Argentine, en occident, dans le monde arabe…
Elle mène un combat armé, mais aussi un combat politique en tentant de libérer les femmes de l’emprise de la tradition tribale et de la domination des hommes. en leur apprenant à lire et écrire, créant des écoles, en les informant sur la contraception… mais aussi en les aidant à rejoindre les rangs de la guérilla.
S’entremêlent les voix de Warda et du narrateur qui mène une véritable enquête policière.
Le beau portrait de cette femme rend ce un roman très  attachant.

Ce roman est remarquablement documenté et la précision historique ainsi que l’analyse de la situation générale dans les pays arabes est très bien rapportée même si Il m’a été difficile de me repérer parfois dans les multiples conflits qui les ont agités.
 
Oman dans les années 60 vit encore comme au moyen-âge et est sous la domination anglaise. La région du Dhofar en particulier est le lieu d’une violente insurrection due aux mauvaises conditions économiques d’une partie de la population qui s’insurge contre le régime despotique du sultan Saïd ben Taymour soutenu au début par le Royaume-Uni qui oriente la politique du pays. Les britanniques, ainsi que les iraniens, en 1970 aident vraisemblablement au remplacement du sultan par son fils Qabous.  

L’auteur dessine avec Warda un remarquable portrait de femme passionnée, pleine de vie qui croit qu’elle et ses compagnons peuvent changer le monde… On ne sait ce qui lui est arrivé… Son frère a visiblement été intégré au nouveau gouvernement. Dans ce pays ceux qui relèvent la tête sont englués dans un système de protectorat où règne la corruption, la délation, le flicage et l’absence de liberté. Pourtant, il semble que toute velléité de révolte ne soit pas complètement étouffée.
Ce roman m’a aidée à comprendre ce pays.


Note 4,5/5
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Message  kattylou le Mer 3 Avr 2019 - 19:27

Interessant !j'aime toujours tes choix de lectures qui couvrent le monde . Quand de décides tu à noter tes lectures dans ton chez moi en notant les pays visités ?

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Message  Awara le Mer 3 Avr 2019 - 19:35

Bonne question, Kattylou...
Finalement, je n'y ai même pas pensé!
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